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J’ai plus de souvenirs
que si j’avais mille ans.
Charles Baudelaire

Les illusions tombent l’une après l’autre,
comme les écorces d’un fruit,
et le fruit c’est l’expérience .
Sa saveur est amère
Gérard de Nerval
![]()
Il est permis de rêver.
Il est recommandé de rêver.
Sur les livres et les souvenirs.
Sur l’histoire et sur la vie
Louis Aragon

La vérité comme la lumière aveugle.
Le mensonge, au contraire est un beau crépuscule
qui met chaque objet en valeur.
Albert Camus
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C’est décidé : « Au --fil - des- jours » va fermer ses portes
C’était une première aventure sur la blogsphère , expérience qui a porté ses fruits.
Il arrive un moment, un âge aussi , où l’on devient malhabile en lançant les quilles d’un jeu, où l’on manque d’assurance en marchant, où le rythme de vie demande un ralenti sans avoir à se sentir bousculer.
Mon administration est un véritable grenier aux fichiers mal gérés, aux catégories inutiles, au tiers de communautés pour lesquelles je me suis inscrite sans participer.
Soit un travail bien trop laborieux pour une remise à jour des plus fonctionnelles selon mes souhaits.
Au fil des jours , en pause à la fin du mois d’août, ouvert aux commentaires jusqu’à la fin de l’année , permettra à ceux qui le souhaitent de me retrouver sur mon nouveau blog avec moins d’écriture, plus de photos et créations d’images, toujours sous le signe de l' amitié et du partage.
Chez Mamylilou, tel sera mon nouveau pseudonyme , vous entrerez toujours chez
Lilounette …Au plaisir de vous recevoir et de voir figurer votre nom parmi les liens de mon nouveau blog..qui se nomme tout simplement :
Réveries :
http://reveries.over-blog.net
A bientôt , je vous attends ...
Thème de la semaine chez Dana : à la campagne :
Il y a tant de belles choses à voir en s'y promenant dans la campagne ... j'ai retenu une balade auprès de la rivière qui chante mon enfance avec des petits trésors rencontrés de-ci,
de-là, fleurs et insectes ..
Le songe
Le temps scintille et le songe est savoir
( Paul Valery)
Légende
Il était un cheval, en robe blanche où robe baie, je ne sais, qui longeait la côte et l’océan.
Assise sur sa croupe à l’arrière, une châtelaine de dix sept ans, laissait ses cheveux bruns flotter au vent doux de l’océan.
Accompagnée de sa mère , l’une et l’autre galopaient ,tandis que les mouettes voletaient au-dessus d’elles , chemin faisant.
La mer roulait ses flots bleus et verts d’émeraude, sans fraude des cieux aussi bleus que l’océan.
Soudain, un éclair, deux éclairs, puis le tonnerre grondant à l’arrière.
Le ciel s’obscurcissait si rapidement que l’animal prenait de la vitesse.
La jeune fille salissait sa robe claire sur le chemin de terre devenu noir ainsi que la mer , alors que le cheval hennissait et s’emballait dans sa cavale.
La mer jetait sa colère sur les falaises et envahissait les dunes qui disparaissaient sous les vagues dévorantes.
Quand une lame plus violente encore, submergeait subitement le cheval et l’enfant.
Happés, ensevelis, dans l’océan violacé de noir et de sang, sous le regard stupéfié de la maman qui a fait édifier en bordure de mer, pour se souvenir de sa fille, une pierre sur laquelle on peut lire:
« À ma fille,
Le 7
août
1845
Lilounette
Sur une consigne de Juliette : un
été
D’un été à l’autre
Jamais je n’avais vu la nature d’aussi près. Sans doute qu’à travers la frénésie des papillons je cherchais une fuite à mes marches solitaires tout en m’imprégnant de leurs ébats comme une amante qui défaille.
Les mâles plongeaient leur bouche jusqu’au sein des fleurs. Je ne pouvais les voir se coucher sur elles, soulever leur robe, les empourprer, sans penser à ma jeunesse, et ces mains qui aux premiers émois amoureux tentaient aventure.
Vifs, légers, parés de leurs plus beaux atouts, ils tournoyaient autour des belles,ne sachant laquelle offrirait le meilleur des plaisirs, pour un instant s’y poser, en dévorer le cœur ,et poursuivre leur chemin , puis revenir , inlassables, passionnés, infidèles.
Ma contemplation n’avait jamais, elle aussi été aussi forte, comme si mon regard n’avait plus que ces jeux-là à s’offrir pour effacer ceux que la vie m’avait donnés, comme si je découvrais que les insectes nous ressemblaient, nous, si humains …je les enviais de se découvrir, d’être si beaux les uns et les autres, je les enviais ainsi à déployer leur jeunesse dans un espace si aérien et sans vergogne. Un espace rien qu’à eux comme l’avait été le nôtre. En reprenant le chemin paré d’ensoleillement, la tristesse en moi s’accoutumait. Elle était devenue ma passagère, car chaque fois j’entendais, une main posée sur mes épaules-« tu es belle » .Sans doute l’avais-je été, sans doute avais-je voulu l’ignorer. Timidement le temps m’avait tendu un miroir dans lequel mon visage n’était plus le mien, c’était trop tard pour répondre à ces mots, j’avais tiré sur les plis de ma jupe pour cacher mes genoux…
Chez Enriqueta : écrire une prose, un poème ou un visuel qui parle de l'ESPOIR
Un espoir
Un espoir, comme une clairvoyance : quand il passe, il pousse les nuages au-delà de notre chemin
Un espoir, quand il va s’installer dans le bleu du ciel ou de la mer et que notre âme va se bercer sur eux
Un espoir ,comme la douceur d’une voix qui chantonne en l’écho, l'image d'un retour
Un espoir, comme des initiales brodées que murmure l’oubli, mais qui font renaître un rêve si beau
Un espoir comme des poussières de sable qui s’envolent et tiédissent nos larmes, atténuées de leurs peines
Le voyez- vous cet espoir, se hisser de son impasse ?
Le voyez-vous qui pointe son index et qui
dit-« viens, je t’emmène » !
Lilounette