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Participation à la consigne d'écriture : écrire une lettre de
haine ou méprise avec la réponse
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Oh ! Rage, oh désespoir, oh ! Vieillesse ennemie !
Rage que j’ai pour toi, désespoir qui nourrit ma haine , vieillesse , ennemie
à laquelle tu penses , qui détruit l’empire où tu domines, fort, et encore
beau !
Comme ma vieillesse t’effraie avec ses gestes incertains, restons
amis me dis-tu, comme si je n’avais pas compris que tu ne voulais pas
t’enliser , comme si je n’avais pas compris que nos projets ne pourraient
aboutir , comme si je n’avais pas compris ..
J’ai claqué la porte et je t’ai insulté : ‘ pauvre c. ..‘, je tourne la page.
Je ne veux plus rien attendre de toi, ne veux plus entendre ta voix, ni
croiser ton regard.
Je pars tout simplement sans te laisser la moindre adresse, vers une
destination inconnue, libre de mes faits et gestes .
Quand tu liras cette lettre, tu te mordras les doigts, dédaigneux ,tu
détestes que je te parle sur ce ton, toi dont la fierté sera blessée par ma
désinvolture et combien j’aime pour une fois, l'attitude d’une colère que je
devine.
Je ne connais pas la haine autrement que par des injures et encore, mes
mots sont bien démunis pour s’exprimer violemment
Mais je sais combien mon silence peut te blesser, à ne savoir que penser.
Je sais combien tu peux être malheureux d’être sans nouvelles de
moi .Je sais combien tu peux tourner en rond comme un tigre en cage et
je t’imagine, toi ce tigre qui rugit, en cette cage dans laquelle tu t’enfermes
toi-même
Sais-tu que j’ai cassé la tasse dans laquelle je buvais ma verveine du
soir, je te disais que cette tisane était aussi douce pour la nuit comme
l’étaient tes mots avant de m’endormir
J’ai cassé la tasse, jeté la verveine et craché ainsi mon mépris, et puis
j’ai griffé à l’encre noire, à l’encre rouge aussi, tous les poèmes que
j’avais écrits pour toi.
Il fallait bien que je laisse quelques traces..
Tu comprendras pourquoi je pars : te fuir, fuir tout ce qui était
toi , détruire tout ce que tu m’as donné , déchirer nos illusions, nos rires,
nos caresses , que sais-je, vois-tu en fermant la porte derrière moi, je
t’ai déjà oublié.
Réponse :
Je ne te reconnais plus, toi si douce, si sereine, je vois en toi
se
déchaîner une tornade
Pourquoi se faire mutuellement du mal .Tu sais combien te voir est
important pour moi, ma confiance envers toi est sincère et j’ai toujours
besoin d’entendre ta voix
Tu sais combien notre liaison était dangereuse d’autant qu’elle était sans
issue , et vraie aussi nôtre différence d’âge .
Attendre plus longtemps pour rompre devenait de plus en plus difficile
pour nous deux.
Il m’a fallu du courage pour prendre une telle décision, déjà évoquée en
commun accord
Nous avons encore besoin l’un de l’autre et se rencontrer comme des
amis serait toujours plus beau que d’avoir à se déchirer
Tu me démunis totalement, laisse tomber le rideau avec lequel tu t’es
voilée la face, que je puisse voir tes yeux tels que je les aimais.
Reviens quand tu le voudras ,ma porte est toujours grande pour toi ,
malgré la susdite lecture qui me laisse furieux.
Je t’embrasse petite puce
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