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Le chat à la rose

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Mardi 13 mai 2008

 ( retouche photo)

Participation à la consigne d'écriture : écrire une lettre de haine ou méprise avec la réponse
http://lequipedechoc.over-blog.com



Oh ! Rage, oh désespoir, oh ! Vieillesse ennemie !


Rage que j’ai pour toi, désespoir qui nourrit ma haine , vieillesse , ennemie

à laquelle tu  penses , qui détruit l’empire où tu domines, fort, et encore

beau !


Comme ma vieillesse t’effraie avec ses gestes  incertains, restons

amis me dis-tu, comme si je n’avais pas compris que tu ne voulais pas

t’enliser , comme si je n’avais pas compris que nos projets ne pourraient

aboutir , comme si je n’avais pas compris ..


J’ai claqué la porte et je t’ai insulté : ‘ pauvre c. ..‘, je tourne la page.


Je ne veux plus rien attendre de toi, ne veux plus entendre ta voix, ni

croiser ton regard.


Je pars tout simplement sans te laisser la moindre adresse, vers une

destination inconnue,  libre de mes faits et gestes .


Quand tu liras cette lettre, tu te mordras les doigts, dédaigneux ,tu

détestes que je te parle sur ce ton, toi dont la fierté sera blessée par ma

désinvolture et combien j’aime pour une fois, l'attitude d’une colère que je

devine.


Je ne connais pas la haine autrement que par des injures et encore, mes

 mots sont bien démunis pour s’exprimer violemment


Mais je sais combien mon silence peut te blesser, à ne savoir que penser.

Je sais combien tu peux être malheureux d’être sans nouvelles de

moi .Je sais combien tu peux tourner en rond comme un tigre en cage et

je t’imagine, toi ce tigre qui rugit, en cette cage dans laquelle tu t’enfermes

toi-même


Sais-tu que j’ai cassé la tasse dans laquelle je buvais ma verveine du

soir,  je te disais que cette tisane était aussi douce pour la nuit comme

l’étaient tes mots avant de m’endormir


J’ai cassé la tasse, jeté la verveine et craché ainsi mon mépris, et puis

j’ai griffé à l’encre noire, à l’encre rouge aussi, tous les poèmes que

j’avais écrits pour toi.


Il fallait bien que je laisse quelques traces..


Tu comprendras pourquoi je pars : te fuir, fuir tout ce qui était

toi , détruire tout ce que tu m’as donné , déchirer nos illusions, nos rires,

nos caresses , que sais-je, vois-tu en fermant la porte derrière moi, je

t’ai déjà oublié.

                                                      

                  

Réponse :

 

Je ne te reconnais plus, toi si douce, si sereine, je vois en toi se

déchaîner une tornade


Pourquoi se faire mutuellement du mal .Tu sais combien te voir est

important pour moi, ma confiance envers toi est sincère et j’ai  toujours

besoin d’entendre ta voix


Tu sais combien notre liaison était dangereuse d’autant qu’elle était sans

issue , et vraie aussi nôtre différence d’âge .


 
Attendre plus longtemps  pour rompre devenait de plus en plus difficile

pour nous deux.


Il m’a fallu du courage pour prendre une telle décision, déjà évoquée en

commun accord


Nous avons encore besoin l’un de l’autre et se rencontrer comme des

amis serait toujours plus beau que d’avoir à  se déchirer


Tu me démunis totalement, laisse tomber le rideau avec lequel tu t’es

voilée la face, que je puisse voir  tes yeux tels que je les aimais.


Reviens quand tu le voudras ,ma porte est toujours grande pour toi ,

 malgré la susdite lecture qui me laisse furieux.

 

Je t’embrasse petite puce

 

par Lilounette publié dans : Mes ateliers d'écriture communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 11 mai 2008

 

 Un petit café Monsieur John ?


Allô la terre, ici c’est Lilounette, vous m’entendez ?

 

Je quitte la sphère pour me rendre sur le blog, j’ai à répondre à

 

l’invitation d’un ami virtuel.

 

Allô Monsieur John,  simple bafouille pour vous inviter à prendre un

 

café  dans un bar, avenue des Champs-Élysées, cinq heures du mat, çà

 

vous va ?

 

C’est que je suis matinale Monsieur John, soit j’émerge, soit j’ai la tête

 

dans le coaltar.

 

Mais je ne peux rester insensible à votre sympathie Monsieur Jhon, ni à

 

votre  fidélité.

 

Pendant trois jours vous êtes venu sur le banc de mon jardin vous

 

asseoir , prendre un café, fumer une cigarette, regarder mon journal de

 

bord  fermé à la même page, sur le même article et au même jour.

 

Pas possible, me suis-je dis,  cet homme m’offre un café et je n’y réponds,

 

c’est que je suis dotée d’une certaine civilité, il faut que je bouge mon

 

derrière pour l'en remercier.

 

 Les fleurs, les oiseaux qui pépient, çà  va un peu mais ne poussons pas

 

le sentimentalisme trop loin, un homme ne s’attendrit pas  sur

 

les parterres de fleurs indéfiniment, réagis Lilounette.

 

Soit, je vous explique : trois jours les jambes comme de la guimauve, la

 

tête comme une machine à vapeur, alors je souhaite me faire

 

pardonner.

 

 Un café Monsieur John, noir pour vous, crémeux pour moi  .Pas de

 

cigarette monsieur John , au bar c’est interdit, et cinq heures du mat,

 

c’est un peu tôt pour aller sur la terrasse,bien que se soit  la meilleure  pour

 

moi, celle où je suis la plus fraîche.

 

Comment me reconnaître, ah oui ! j’oubliais .. Je n’ai de photo sur mon

blog !

 

Bouf ! Comme vous me voyez, comme vous l’imaginer.

 

Je pense que vous êtes plus jeune que moi, de vingt ans au moins.

 

Un jour sur une photo de classe en noir et blanc, j’ai cru vous

 

reconnaître,  mais c’était votre papa. Dites, çà c’est déjà vu vingt ans de

 

différence entre un homme et une femme.

 

 

Savez-vous que j’ai encore de jolis yeux et qu’ils font toujours mon

 

charme, c’est ce que certains hommes me disent, j’en connais même un

 

qui m’appelle ‘ sa Louloute’ et qui trouve que je sens bon !!!!!!!!!

ho! là, là , votre femme est jalouse ? : vous  faites comme moi, ne dites rien .

 

Alors monsieur John, un café, mon journal a la page tournée, j’ai

 

recommencé  à écrire.

 

En attendant, permettez-moi de vous faire la bise, ne craignez rien, je ne

 

mets pas de rouge aux lèvres , vous savez ce rouge cerise  qui

 

dégouline  comme du jus sur les coins de la bouche et attire les fientes d’oiseaux.

 

Oh  ! mais j’oubliais, John c’est le pseudonyme que je vous ai donné :

 

Allô la terre, je sors de la sphère, ici c’est Lilounette, Monsieur VINNCE

 

m’entendez- vous, c’est  une  mamie qui vous parle, non mais, je ne veux pas

 

d’histoires moi , juste  boire  un café entre amis (c'estencore du virtuel )


Lilounette 

par Lilounette publié dans : Petit coin de l'amitié
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Jeudi 8 mai 2008

L'Eglantine

***

Églantine ! Humble fleur, comme moi solitaire,
Ne crains pas que sur toi j'ose étendre ma main.
Sans en être arrachée orne un moment la terre,
Et comme un doux rayon console mon chemin.
Quand les tièdes zéphirs s'endorment sous l'ombrage,
Quand le jour fatigué ferme ses yeux brûlants,
Quand l'ombre se répand et brunit le feuillage,
Par ton souffle, vers toi, guide mes pas tremblants.

Mais ton front, humecté par le froid crépuscule,
Se penche tristement pour éviter ses pleurs ;
Tes parfums sont enclos dans leur blanche cellule,
Et le soir a changé ta forme et tes couleurs.
Rose, console-toi ! Le jour qui va paraître,
Rouvrira ton calice à ses feux ranimé ;
Ta mourante auréole, il la fera renaître,
Et ton front reprendra son éclat embaumé.

Fleur au monde étrangère, ainsi que toi, dans l'ombre
Je me cache et je cède à l'abandon du jour ;
Mais un rayon d'espoir enchante ma nuit sombre :
Il vient de l'autre rive... et j'attends son retour.

 

Marceline Desbordes – Valmore ( 1786 -1859 )

 

par Lilounette publié dans : Fruits- fleurs et jardins
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Lundi 5 mai 2008

 


Le langage de mes mains

 

 

Mes mains ont conquis les couleurs de la vie : du jaune, du  rose, du

 

bleu, du  vert …puis se sont refermées comme les corolles d’une fleur

 

avec dans le cœur bien d’autres couleurs intimement liées.

 


 

Un matin j’avais croisé une gitane. Elle m’avait dit :
 

« Tends-moi la main jeune fille. J’’y vois un mari, deux enfants, une

 

maison, un jardin, un beau jardin et tu vivras jusqu’à quatre vingt  dix

 

ans »

 

Si tu me donnes quelques sous, je te lirai la suite, car je ne  dirais rien

 

au-delà de  trente ans »

 

« Passez votre chemin, belle gitane,  je n’ai ni vingt ans,  ni de sou, et  je

 

n’ai que penser de ces boniments ».

 

Mais si je la fuyais,  mes mains imitaient les ailes de l’oiseau qui volait

en chantant.

 

 

« Tu auras un mari, deux enfants, un jardin, un  beau jardin et tu vivras

 

jusqu’à quatre vingt dix ans »


 

 

Mes mains ont conquis les couleurs de la vie : du jaune, du  rose, du

 

bleu, du  vert …puis se sont refermées comme les corolles d’une fleur

 

avec dans le cœur bien d’autres couleurs intimement liées

 

La gitane n’avait pas menti

 

 

 

Trente ans plus tard, après trente ans, les lignes de vie perdaient leur

 

équilibre.

 

Deux chemins parallèles, l’un puissant, robuste, sans entrave. L’autre à

 

son côté jonché d’épines, tremblant et sur sa fin corrompu, angoissant,

 

car la vie demeurait.

 

Seraient-ce des jambes dissociées d’un corps, immobiles et sans

force ?

 

 

 

J’unissais les deux mains en  prière, puis croisais leurs doigts.

 

Ils avaient peine à s’entrelacer, déjà noueux comme les branches d’un

 

vieil arbre. Sur le dos de la main, les couleurs de la vie, tâches blondes,

 

tâches brunes, tâches d’ombres cachées de soucis.

 

Alors pour ne point penser, mes mains ont dessiné ce jardin, mon beau

 

jardin, avec toutes les couleurs de la vie, pour rêver…… et  j’entends la

 

voix de la tzigane en écho qui répète :-«tu auras un jardin, un beau

jardin
et  tu vivras jusqu’à quatre vingt dix ans » !


 

                                                      Lilounette


Ceci est ma participation à la consigne : 

lapetitefabriquedecriture@gmail.com 

   

par Lilounette publié dans : Mes ateliers d'écriture communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 2 mai 2008
 ( retouche photo)

A vingt mètres sous terre

 

 

Les oiseaux affolés s’envolent, les nuages

s’amoncellent, le ciel s’obscurcit, l’orage menace.


L’air est si lourd que je décide d’entrer à vingt mètres sous

terre,
 j’oublie l’ère dans laquelle je vis et  la femme que

je suis.

La métamorphose dévoile une fillette blonde de douze

ans
, aux cheveux tout bouclés, avec un  visage angevin,

 une ‘Alice au pays des merveilles’, aux mouvements 

prestes et aux pieds nus.
  


Vous me suivez ?

Je vous entraîne dans l’une des plus anciennes

civilisations qu’est l’Antiquité,

 dans une grotte sombre aux concrétions étranges, sans

lumière ou presque

et, voici ma mégapole emplit de mystères, où le paradis

fiscal
n’est autre que des empreintes sur les roches,

gravures peintes de rouges et de noires dont un

Mammouth dia
manté.


Une vierge m’observe, mégalithe pâle, si étrange que je la

fuis, bien qu’elle me protège quand je marche dans la boue

où les fuites de la rivière tracent des sillons sous mes

pas.
   

Des gouttes d’eau suintent du plafond.
  
  

Je traverse la caverne,  vestiges de magnificences où

l’homme de Cro-Magnon m’interpelle de tant à autre.
 
   

En quittant la salle du bal, je perçois un bruissement

d’ailes.
    

C’est toute une famille qui me surprend:
 une chauve-

souris ,son ami Jules et leurs petits

Leur vol prend pour empreinte la couleur du lac situé en

dessous de leur logis, comme s'ils plongeaient dans
un

vase de cristal

Perceptible à ma présence, la chauve-souris dans un

gestuel qui lui est propre disparaît parmi les ombres, tandis

que je recherche la lumière d’une torche pour m’évader.

  

Lilounette 
 

Participation à l’atelier d’écriture chez Irène :

 

http://www.mamirene.com/ 


 

par Lilounette publié dans : Mes ateliers d'écriture
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