AU FIL
DES
JOURS
Divine paresse de l’œil,
comme un instant qui se fige, où l’oiseau dans ses
monosyllabes balaie avec sa plume les nuages, effleurant avec subtilité l’arôme des
bouquets de ci, de-là, bercés de confusion entre arc-en-ciel et terre qui boit.
L’œil se trouble dans la limpidité des eaux dormantes, l’œil prend à l’émotion un
drapé de soleil qui vrille, l’œil est le captif du monologue que mon âme seule sait
lire.