AU FIL
DES
JOURS
Un petit café Monsieur John ?
Allô la terre, ici c’est Lilounette, vous m’entendez ?
Je quitte la sphère pour me rendre sur le blog, j’ai à répondre à
l’invitation d’un ami virtuel.
Allô Monsieur John, simple bafouille pour vous inviter à prendre un
café dans un bar, avenue des Champs-Élysées, cinq heures du mat, çà
vous va ?
C’est que je suis matinale Monsieur John, soit j’émerge, soit j’ai la tête
dans le coaltar.
Mais je ne peux rester insensible à votre sympathie Monsieur Jhon, ni à
votre fidélité.
Pendant trois jours vous êtes venu sur le banc de mon jardin vous
asseoir , prendre un café, fumer une cigarette, regarder mon journal de
bord fermé à la même page, sur le même article et au même jour.
Pas possible, me suis-je dis, cet homme m’offre un café et je n’y réponds,
c’est que je suis dotée d’une certaine civilité, il faut que je bouge mon
derrière pour l'en remercier.
Les fleurs, les oiseaux qui pépient, çà va un peu mais ne poussons pas
le sentimentalisme trop loin, un homme ne s’attendrit pas sur
les parterres de fleurs indéfiniment, réagis Lilounette.
Soit, je vous explique : trois jours les jambes comme de la guimauve, la
tête comme une machine à vapeur, alors je souhaite me faire
pardonner.
Un café Monsieur John, noir pour vous, crémeux pour moi .Pas de
cigarette monsieur John , au bar c’est interdit, et cinq heures du mat,
c’est un peu tôt pour aller sur la terrasse,bien que se soit la meilleure pour
moi, celle où je suis la plus fraîche.
Comment me reconnaître, ah oui ! j’oubliais .. Je n’ai de photo sur mon
blog !
Bouf ! Comme vous me voyez, comme vous l’imaginer.
Je pense que vous êtes plus jeune que moi, de vingt ans au moins.
Un jour sur une photo de classe en noir et blanc, j’ai cru vous
reconnaître, mais c’était votre papa. Dites, çà c’est déjà vu vingt ans de
différence entre un homme et une femme.
Savez-vous que j’ai encore de jolis yeux et qu’ils font toujours mon
charme, c’est ce que certains hommes me disent, j’en connais même un
qui m’appelle ‘ sa Louloute’ et qui trouve que je sens bon !!!!!!!!!
ho! là, là , votre femme est jalouse ? : vous faites comme moi, ne dites rien .
Alors monsieur John, un café, mon journal a la page tournée, j’ai
recommencé à écrire.
En attendant, permettez-moi de vous faire la bise, ne craignez rien, je ne
mets pas de rouge aux lèvres , vous savez ce rouge cerise qui
dégouline comme du jus sur les coins de la bouche et attire les fientes d’oiseaux.
Oh ! mais j’oubliais, John c’est le pseudonyme que je vous ai donné :
Allô la terre, je sors de la sphère, ici c’est Lilounette, Monsieur VINNCE
m’entendez- vous, c’est une mamie qui vous parle, non mais, je ne veux pas
d’histoires moi , juste boire un café entre amis (c'estencore
du virtuel )
Lilounette