Chez Lilounette

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  • : Au fil des jours,est un chemin à parcourir au gré de l'aventure et caprices de mon âme. Là où les yeux se posent ,la plume s'envole en traçant les mots : douceur, tendresse, amitié, nostalgie et parfois fous rires . Mais surtout une grande rêverie qui incite à poursuivre ces voyages jour après jour Bonne visite
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Mes citations

J’ai plus de souvenirs
que si j’avais mille ans.
  Charles Baudelaire


Les illusions tombent l’une après l’autre,
 comme les écorces d’un fruit,
et le fruit c’est l’expérience .
Sa saveur est amère
Gérard de Nerval


Il est permis de rêver.

Il est recommandé de rêver.

Sur les livres et les souvenirs.

Sur l’histoire et sur la vie

 Louis Aragon


La vérité comme la lumière aveugle.

Le mensonge, au contraire est un beau crépuscule

qui met chaque objet en valeur.

Albert Camus

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Jeudi 6 août 2009
- Par Lilounette - Communauté : papierlibre

 Sur une consigne de Juliette : un été


D’un été à l’autre

 

Jamais je n’avais vu la nature d’aussi près. Sans doute qu’à travers la frénésie des papillons je cherchais une fuite à mes marches solitaires tout en m’imprégnant de leurs ébats comme une amante qui défaille.

Les mâles plongeaient leur bouche jusqu’au sein des fleurs. Je ne pouvais les voir se coucher sur elles, soulever leur robe, les empourprer, sans penser à ma jeunesse, et ces  mains  qui aux premiers émois amoureux  tentaient aventure.

Vifs, légers, parés de leurs plus beaux atouts, ils tournoyaient autour des belles,ne sachant laquelle offrirait le meilleur des plaisirs, pour  un instant s’y poser, en dévorer le cœur ,et poursuivre leur chemin , puis revenir ,  inlassables, passionnés, infidèles.

Ma contemplation n’avait jamais, elle aussi été aussi forte, comme si mon regard n’avait plus que ces jeux-là à s’offrir  pour effacer ceux que la vie m’avait donnés, comme si je découvrais que les  insectes nous ressemblaient, nous, si humains …je les enviais de se découvrir, d’être si beaux les uns et les autres, je les enviais  ainsi à  déployer leur jeunesse dans un espace si aérien et sans vergogne. Un espace rien qu’à eux comme l’avait été le nôtre. En reprenant le chemin paré d’ensoleillement, la tristesse en moi s’accoutumait. Elle était devenue ma passagère, car chaque fois j’entendais, une main posée sur mes épaules-«  tu es belle » .Sans doute l’avais-je été, sans doute avais-je voulu l’ignorer. Timidement le temps m’avait tendu un miroir dans lequel mon visage n’était plus le mien, c’était trop tard pour répondre à ces mots, j’avais tiré sur les plis de ma jupe pour cacher mes genoux…

  


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