Chez Lilounette

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  • : Au fil des jours,est un chemin à parcourir au gré de l'aventure et caprices de mon âme. Là où les yeux se posent ,la plume s'envole en traçant les mots : douceur, tendresse, amitié, nostalgie et parfois fous rires . Mais surtout une grande rêverie qui incite à poursuivre ces voyages jour après jour Bonne visite
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Le chat de Laura...(en commentaire)

Petite boule de poils
Noire et blanche
Tu es espérance
Tu es espoir

Petite boule de tendresse
Petite boule animale
Si humaine parfois
Si aimante souvent

Tu étais là les mauvais jours
Et je disais que je n’avais
Que toi et ta chaleur animale
Ta présence ronronnante

Tu es toujours là les mauvais jours
Et les bons aussi
Et j’espère te garder longtemps
Pour te rendre l’amour que tu me donnes







 

( désolée pour la faute de frappe dans ce diaporama , je n'ai pu corriger ' fatigués'
                                



Le chat : photo n ° 1 : c'est Tigrou : le mâle avec ses petits. ( la chatte, on  la voit rarement ).
C'est toute une histoire :
Tigrou a été trouvé dans les bois où il miaulait ,il y a environ cinq ans ,âgé  seulement de quelques mois .Mes enfants l'ont apprivoisé,puis il a disparu pendant près de trois mois.Pour tous il était perdu..
Dans le jardin, tout au fond, cet été, ils ont vu trois petits chatons ,d'au moins âgé de deux mois s'approcher de la maison et accompagnés de leurs parents.Chacun était loin de s'imaginer que Tigrou reviendrait ainsi accompagné . On voit peu la chatte ,qui est supposée vivre  sous les toits des fermiers proches de leur maison .
Les chatons avancent à tâtons jusqu'à sur la terrasse, ravissement des enfants. Que faire , sinon leur donner du lait ..ils espèrent ne pas les voir entrer dans la maison, trop , c'est trop ...
Alors je n'ai pu résister avec mon objectif de réaliser ces portraits d'eux, craquants n'est-ce-pas ?
La suite des images  nécessite un diaporama... insolites pour quelques unes d'entre elles
 ! ..à suivre

Celui-ci c'est mon " chouchou' !

Eglantine traçait son auto-portrait et invitait ceux qui le souhaitaient  à  se révéler

Qui suis-je  ? = j'avais répondu  à AUTO-PORTAIT chez
elle

J'avais aussi , il y a quelques semaines ,à la suite, écrit  le texte ci-dessous, je vous le livre , "sorti des archives"...
(je ne voulais pas le mettre en ligne, mais le poème ' pourquoi' chez Enriqueta m'offre l'opportunité de parler...

Bonne lecture ..



 regarder le pire, des larmes ne sont plus rien..

 

 

A peine avais-je posé la main sur le portail du jardin, qu’une autre main devançait la mienne pour l’ouvrir.

-« pourquoi, ne pas me demander de pousser la grille, au lieu de le faire toi-même ? »

Si  je ne peux au moins pousser une porte, pensais-je !

 

Mais je ne répondais pas. Ces simples mots  rompaient mon silence et d’une  respiration, inspirante, expirante je tentais de refouler le sanglot qui montait en moi. On ne devait me voir, ni pleurer, ni  gémir.

 Mais il est vrai que la veille encore, le simple frôlement du drap sur les épaules m’était intolérable et aucun effort ne m’était autorisé.

 

-«  jusqu’où veux-tu aller » ? poursuivait la voix.

-« Jusqu’au saule qui pleure  toujours,  les pieds noyés, mais qui sait verdir à l’été. Regarder cette femme, si belle encore, se tenant les reins, la tête appuyée contre un torse .Et puis m’asseoir tout auprès de lui, et lire, lire un peu.

Aujourd’hui, mes yeux  sont moins troubles, je devrais sans doute tourner les pages plusieurs fois pour retenir un chapitre, mais je devrais pouvoir lire, un peu.

 

-«  vas-tu pouvoir revenir, tu recommences seulement à marcher ? »

-« Je reviendrai,  je vais me soutenir à ton bras pour arriver jusqu’à l’arbre. Hier j’étais comme paralysée, ce midi, je pose pied à terre !

Je passais un bras autour du sien, sentant une telle  fermeté dans sa musculature, que si l’un de mes pieds échappait  par faiblesse du droit  chemin, il me retiendrait pour ne point que je tombe.

 

J’avalais une autre fois ma salive, refoulais encore les sanglots. Il fallait que je puise au fond de moi-même une énergie suffisante pour affronter la vie… devant moi …toute nouvelle, autrement, et ce, dès maintenant J’entendais les voix qui m’avaient dernièrement affligées :

 -« il faut que ton corps s’habitue à ton nouveau traitement, laisse-lui un peu de temps »,

 -«vous ne pouvez augmenter les doses, il va falloir apprendre à gérer les crises »,

 -« Ce médicament vous rend nauséeuse, mais avez-vous le choix ?

-«  Ce n’est pas un cancer, mais ..

Je ne savais pas jusqu’où la douleur pouvait assaillir, tant elle avait déjà frappée !

 

Non, je n’étais plus libre, ni de mon corps, ni de moi-même, dépendante des autres, et  je ne le supportais pas.

 Des coups de cafard, certes j’allais en rencontrer, sensibilisée par l’inertie, révoltée par les affronts.

Rien ne me manquait, je mangeais à ma faim, même sans sel, je puisais le sucre seulement  dans la nature du fruit, et je ne buvais que de l’eau  aux jours de fête,  je ne manquais de rien…, sauf de liberté, celle de jouir de mes propres mouvements, de mon corps, surtout de mon corps, et c’était me demander trop d’efforts que de ne plus rien attendre de la vie , celle dont j'avais imaginée.

 

Restreindre la douleur étant l’objectif, gérer les crises en était un autre. Vivre  à un rythme différent, sans projet, surtout me reposer, encore et encore, alors que  mon épuisement  consistait à regarder les journées passées dans le néant, à compter  les nuits blanches défilées,  brûlantes   lancinantes …

Pourquoi un tel acharnement sur un corps sans défense, totalement anéanti comme dans les fièvres où l’agonie semble proche d’une autre vie.

 

Comme je croyais ne pouvoir me relever..

 

Je regardais le titre du livre que j’avais emporté : Souad brûlée vive

 Son témoignage  m’encourageait à ne plus me plaindre.

Dans son village, en territoire jordanien, l’amour avant le mariage était synonyme de mort, il y avait donc pire, et Souad amoureuse était enceinte.

« Déshonorée, sa famille avait désigné son beau-frère pour exécuter la sentence »Il s’approchait d’elle terrifiée,  l’aspergeait d’essence,  craquait une allumette…

Sauvée par miracle, elle commentait son histoire, « pour briser le tabou du silence insupportable qui recouvre la mort de ces femmes  victimes de la loi des hommes ».

 

Intensément, je pensais à elle. Son corps était meurtri, bien plus que le mien, et tout simplement pour me donner du courage, je commençais un nouveau chapitre...et je m'oubliais


                                                    Lilounette


PS: suite aux premiers commentaires, je voudrais rassurer chacun de vous.Le traitement  a une efficacité qui atténue les douleurs et je marche  beaucoup mieux
Aussi, il m'arrive de ne plus penser à rien sauf à un moment assez traite, celui où l'on baisse la dose de cortisone, qui chaque fois envoie les symtômes comme un coup de ' rappel' , tout partout .C'est là, que je me décourage, comme un espoir qui s'évade .. mais une si grosse crise comme je l'ai décrite , il n'y en plus eu depuis plusieurs semaines..alors il y a comme une impression de vie qui reprend  . A +

 

 



La recette ‘ pour être mieux’

A qui la veut

Si vous l’essayer

Dites votre pensée..


 

Il n’existe aucune recette miracle…

Elle tient à la patience, la volonté, la persévérance…mais n’ôte aucun des maux, elle change seulement la couleur …du chemin à parcourir

 

Çà  commence ainsi  sur une feuille toute blanche. C’est elle qui reçoit  la nuit les mots d’une plume encrée de noir. Ce sont les plus beaux, les plus vrais, ceux qui coulent sur la douleur. Ceux qui coulent et se diluent aux larmes, tant humidifiés qu’ils se déchirent, écrasés entre les mains et jetés …

 

Une autre feuille, juste quelques mots pour mémoire, le récit est jugé trop éprouvant, il faut  émouvoir mais point ne faire pleurer

 

Une autre feuille, encore, pour écrire tout ce qui tient à cœur, ce que l'on voudrait que l’on sache…tout en restant  plus discrète.

Persuadée que l’émotion est indispensable, mais trop ne faut, çà lasse !

Il ne s’agit plus de parler de soi, mais d’exposer un sujet comme un devoir qui va être jugé. Il  faut modifier les mots les plus sombres, les détourner en y laissant une intrigue, employer une couleur plus douce, à l’encre qui  ne coule plus,à  la page  blanche sans tâche…le gris est encore trop triste…

 

A travers la fenêtre, au petit matin,  saisir une autre lumière.

Peu importe le temps, il fait jour.. encadrer  les mots noirs, les mots gris par du rouge, et dictionnaire en main,  rechercher  leurs contraires et les remplacer par eux… çà change tout le texte, c’est brutal, trop, presque invraisemblable, tant c’est optimiste !

 

Et si l'on recommençait, une dernière fois, en allant chercher un peu de gaité  au regard de la vie autour de soi qui se déroule en silence, indispensable celui-là pour peindre autrement

Rien  n’échappe, tout bouge dans le jardin, tout bruisse, tout vacille.

La nature, c’est elle  va  donner les teintes, trouver le ton qui convient,  la voix qui murmure, celle d’un ruisseau, d’un moineau, d’une amie qui vous ressemble… une gamme de couleurs qui mène ailleurs

A chaque fois que la plume est trempée dans l’encre noire, il faut la diluer...c'est mieux !

Lilounette

Bon weed-end , je vous retrouve la semaine prochaine .

 


Un commentaire de Aélis , je vais sur son blog , je découvre , je m'amuse  comme chez elle  à trouver  la peinture et mon prénom chinois  en suivant le lien  ici .

L’autre et MOI

 

-« Qui es-tu » ? Me demande l’autre.

 

-« je suis MOI, à part entière, je ris, je pleure, je fais ma petite popote, mais parfois je suis aussi une AUTRE »

 

-une autre, une autre, mais pour qui te prends-tu, l’autre c’est moi et je ne suis pas toi,  je suis moi à part entière »

 

-tiens, tiens, tu es toi, à part entière, alors quelque part on se ressemble »

 

-chacune ressemble à ce qu’elle est, et que de différence entre toi et moi »

 

-oui, mais quand chacune de nous est l’autre, on trouve des ressemblances en soi »

 

-« mais je suis l’autre, je ne suis pas toi , et tu n'es pas moi » !

 

-quel caractère, ne te fâches pas, l’autre, un autre, une autre, pourquoi toi, l’autre. L’autre est partout, ailleurs, on le cherche, on le perd, on le trouve, il ou elle, mais chacun ou chacune trouve son ‘ autre’, celui ou celle qui donne, partage, reçoit et parfois tu perds ton ‘ toi’, je perds mon ‘ moi’, tant tu ressembles à l’autre. Et puis tu lui tends la main et tu te confonds, tu redeviens toi, je redeviens moi, à part entière.

 

-mais je ne suis pas sûre que tu aies compris, tant pis » 


Lilounette

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