
La fenêtre
Chemin faisant, j’ai changé le décor de la fenêtre.
Une ruelle, où l’impression de paix est si dominante qu'elle incite un rêveur à la parcourir.
C’est là qu’il s’arrête un instant, auprès d’une fenêtre murée, comme un symbole de l’identité, un bouquet d’hortensias à ses flans formant un tapis diapré d’une toile que Monet aurait su peindre.
Un air iodé la pénètre et s’installe à table comme un hôte, mêlant à la vie intérieure palpitante son goût de sel.
Auprès d’elle, une côte déchiquetée qui transperce un l’azur inaccessible, sérénité dont s’imprègne le penseur.
Dommage qu’il ne soit pas peintre,une panoplie de
pinceaux aurait pu rendre le tableau encore plus tendre !
Lilounette